Y-a-t’il du bon dans le Clean Eating ?

Par défaut

Nous avons à peu près vu ce qu’était le Clean Eating, comment il a pris de l’ampleur et peut porter à confusion. Mais, fanfare médiatique mise à part, le Clean Eating a-t-il du bon ?

C’est sûr, la population aujourd’hui pourrait bénéficier de quelques conseils en matière de nutrition. Nos grands-parents ont grandi en cuisinant à peu près de zéro, alors qu’une bonne proportion d’entre nous vit de plats cuisinés, repas au restaurant et commandes à emporter. Ceci dit, ces quelques dernières années, la volonté de mieux manger se place de plus en plus dans les priorités des jeunes adultes.

S’il y a un résultat positif du Clean Eating, c’est que le fait de faire attention à son régime et à la valeur nutritionnelle de ses repas est désormais à la mode. La plupart des tendances Clean Eating promeuvent l’importance des aliments frais et non transformés. Si certains tentent toutes sortes de régimes, au moins ils retiennent peut-être quelques messages positifs comme « cuisiner des aliments frais est facile », « je n’ai pas toujours besoin d’aliments transformés ». Il y a donc quelques conclusions positives à sortir du mouvement.

Ce qu’il faut en retenir ? Manger “santé”, ce n’est pas si difficile – on mangeait autrefois simplement en cuisinant les repas d’ingrédients simples comme les viandes, le poisson, les légumes, les sucres non raffinés. Consommer des aliments simples et frais, c’est donc déjà un très bon début. Oui, il faut essayer d’incorporer un max de nutriments dans vos aliments et liquides – cela impactera grandement la manière dont vous vous sentez – mais l’essentiel reste tout de même d’être heureux avec soi-même et son mode de vie !

Quels sont alors les impacts négatifs ?

Les experts médicaux suggèrent que l’industrie du Clean Eating n’est pas basée sur la science, ni même bienfaisante, mais elle est terriblement commercialisable et vendable. À certains niveaux, le Clean Eating est parti d’une prise de conscience sur la nourriture, et a transformé des questionnements raisonnables en peurs et obsessions. La tendance et le bruit l’entourant ont créé une plateforme parfaite pour des fixations sur « manger les bonnes choses », et la honte de faire le contraire.

L’élimination de groups entiers d’aliments, par ceux ne souffrant pas d’allergies, est largement critiquée par les médecins et diététiciens, qui prônent plutôt un régime varié pour une meilleure santé. Le fait de parler de certains aliments comme étant “propres” implique que d’autres sont « sales ». Cela instaure une relation négative avec des aliments qui pourtant pourraient avoir des bénéfices !

Obsession avocat

Si certains maintiennent que, malgré certains impacts négatifs, on ne peut accuser le Clean Eating de lier à des troubles alimentaires, d’autres continuent de critiquer un mouvement qui ne place aucun accent sur l’appréciation de la nourriture.

En effet, l’obsession avec la nutrition élimine l’aspect de plaisir. En éliminant plusieurs grands groupes d’aliments, reste-t-il vraiment des recettes intéressantes ? Les « super foods » s’invitent-elles vraiment dans le quotidien ? Vous avez essayé de faire des spaghetti-bolognese avec de l’huile de coco ? Ça a le goût de coco ! Beaucoup de chef ont ainsi critique le mouvement, qui se focalise sur certains ingrédients plutôt que d’inviter une richesse alimentaire dans les recettes.

Alors, on en tire quelque chose ?

La seule chose sur laquelle les médecins et diététiciens sont tous d’accord concernant la tendance, est qu’il a un besoin d’équilibre. Oui, le mouvement Clean Eating a rendu confuse la notion d’une bonne alimentation, mais retenons que la consommation d’aliments non transformés et frais, avec une bonne dose de légumes, est importante. Oui, il est possible de bien manger sans aller aux extrêmes.

Il est donc temps de revenir aux bases et de tirer du Clean Eating son message positif, et non ses aspects médiatisés et intenses. Ainsi, nous pouvons réapprendre à manger bien, intuitivement, et calmement.

Au départ, certaines mauvaises réactions au mouvement sont venues d’un simple refus de manger correctement à la base. Au Royaume-Uni, lorsque le chef Jamie Oliver a tenté de rééquilibrer les repas des enfants à la cantine, il s’est vu critiqué par les parents obstinés à faire consommer du fast-food à leurs enfants. Personne n’aime admettre que ses habitudes sont mauvaises ! Surtout quand les informations concernant les « bonnes » habitudes sont si confuses. Il n’y a donc pas trop de solution soudaine. Le mieux : « un peu de tout, en modération », comme on l’a si souvent répété. Et beaucoup de légumes.

Le problème, c’est que notre société adore les extrêmes, du régime Atkins au sans-gluten. Il suffit pourtant de pratiquer la modération et de réfléchir. Oui, les sucres raffinés et le fast-food sont nocifs, pas de doute. Les listes d’ingrédients de certaines nourritures du commerce ou des fast-foods sont franchement douteuses. Mais inutile pour autant d’abandonner brownies et hamburgers ! Pourquoi ne pas les cuisiner chez vous, avec des ingrédients achetés par vous-même ? Oui, il faut avoir un régime varié au possible… mais de temps en temps, lâchez-vous un peu !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *